Décryptage

09/06/2022

Smart Contract : Capice?

"Si vous avez envie de rire, vous me trouverez spirituel." Jules Renard

Le Père fondateur du Smart Contract

C’est Nick Szabo qui a écrit sur le sujet dès 1994.
Nick, informaticien américain d’origine hongroise est très très fort : il a des compétences informatique, économique et même juridique (# presque me too).

Durant ces mêmes années 90, il se rapproche du mouvement cypherpunk et échange avec d’autres personnes connues aujourd’hui dans l’histoire de la cryptomonnaie tels qu’Adam Back (hashcash), Hal Finney (PGP 2.0) et Timothy May.
Le mouvement cypherpunk
est à l’origine de nombreux projets et de nombreuses idées qui ont ensuite conduit à la blockchain et aux crypto-monnaies.
Ils discutent d’un système monétaire libéral et de leurs convictions sur la protection de la vie privée des individus (perso j'avais même pas 10 piges donc pas vraiment d'avis sur la question à ce moment-là).

Nick fut le premier à parler des smart contracts en ces termes : “contrats numériques permettant de mieux satisfaire les parties prenantes, de minimiser les risques intentionnels ou accidentels, et de réduire le besoin d’un tiers de confiance.
Pour aller plus loin sur sa vision rédigée dès 1996, nous t'invitons à lire son article.

Definizione

Déjà on décode ensemble, in english. Smart : intelligent. Contrat : contrat. Ok, tu me suis toujours ? On poursuit (ça va être un peu moins agréable mais ça va le faire).
Les contrats intelligents ou smart contracts sont des programmes informatiques déployés sur une blockchain qui réalisent un ensemble d’instructions préalablement définies.
On perçoit une fois de plus cette révolution numérique puisque c’est le code informatique qui régit le smart contract et non pas le droit : “code is law” formula Mister Lawrence Lessig.
La complexité d’un smart contract est variable.
Le Super Smart Contract par exemple, est celui qui permet à des sociétés de fonctionner via des clauses et règles automatisées. C’est ce qu’on appelle les DAO ou Organisation Autonome Décentralisée.

Okay : comment ça marche ?

Tu l’auras compris, le smart contract se substitue au bon vieux contrat ‘papier’ (même si ce dernier tend également à se numériser du fait notamment de la crise écologique. C’est un autre sujet. Je referme la parenthèse. Fin de la parenthèse. C’est bon j’arrête. Point.). 

Durant l’exécution du  smart contract, toutes les étapes de validations sont enregistrées dans la *blockchain qui est utilisée (*le plus souvent blockchain Ethereum) ; ce procédé permet de sécuriser l’ensemble des données en empêchant leur modification et leur suppression.

La majorité des smart contracts servent à automatiser des échanges de valeur sous forme de crypto-actifs.
On l’a déjà vu ensemble dans notre Newsletter cryptos
, les transferts d’actifs sont publics, prévisibles et irrévocables. N’importe qui peut vérifier sur la blockchain la bonne exécution du smart contract.

Les contrats intelligents sont pour la plupart standardisés. La version standard du smart contract est connue sous le nom de ERC-20 (à vos souhaits) et a pour mission de permettre la création de tokens (actifs numériques).

Bene ou no bene ?

On vous a concocté avec soin et attention un tableau récap avantages / inconvénients.

Conclusione

Les conditions du smart contract sont très clairement fixées et l’interprétation du code est sans équivoque : exit le doute ou la confusion.
Exit aussi à l’interprétation humaine, potentiellement subjective ou encore la découverte d’un vide juridique.

Du fait du risque de failles, deux courants s’affrontent au moment même où je vous écris : ajouter ou non une instance de gouvernance.
En gros, les puristes des Bitcoins fervents défenseurs de la philosophie inhérente au Web 3 sont contre pour la raison suivante : préserver autant que possible ces écosystèmes de toute intervention humaine et politique et rester autant que possible dans un écosystème décentralisé.

E demani ?

On comprend mieux la vision globale de Nick - dont on a fait la connaissance en préambule - qui avait pressenti l’interconnexion entre les domaines économiques et juridiques, et l’intérêt des contrats intelligents via les monnaies digitales. 28 ans plus tard, les développeurs blockchain codent des smart contracts sur Ethereum et d’autres blockchains. 

Bien sûr que nous n’en sommes qu’aux balbutiements des smarts contracts : aujourd’hui, ils concernent principalement les cryptos et les NFT. 

Mais tu l’auras compris le phénomène de cette révolution numérique portée par Web 3 ne fait que commencer : on peut d’ores et déjà se demander quels prochains secteurs feront appels aux smart contracts. Et d’ailleurs, on ira interviewer un.e avocat ou un.e juriste pour lui demander son avis et te le partager.

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