24/11/2022

Sport et Web 3 :

combo gagnant ?

« Un concerné n'est pas obligatoirement un imbécile encerclé. »
Pierre Dac

👋 Cher Wagmi Gang,

Bienvenue dans ton rendez-vous décryptage du jeudi !

On traverse actuellement une étape charnière de l’évolution du Web 3, suite notamment au scandale de FTX, que nous avons abordé dans notre Newsletter jeudi dernier, et également durant notre  premier Twitter Space aux côtés d’experts du monde de la cryptosphère.

La faillite de FTX secoue plusieurs disciplines, dont celle du sport, puisque la plateforme y avait investi plusieurs centaines de millions de dollars.

Après un début de Coupe du monde prometteur pour les bleus (même si on est très peu favorables au fait que cela ait lieu au Qatar, en pleine crise climatique et dans un pays où les droits des femmes sont clairement inférieurs à ceux des hommes… mais revenons à nos moutons car je pourrai vite dériver…), on aborde cette semaine le Web 3 et sa conquête du monde sportif !

Si tu as tout suivi dans les immanquables de la semaine dernière, le métaverse Upland et la Fifa s’associent pour cette Coupe du monde 2022 afin de permettre aux supporters de soutenir virtuellement leurs équipes nationales. Et ça nous a titillé, et on a décidé de se pencher sur la question simplement mais sans simplisme - tu commences à nous connaître.

Comment le Web 3 tend à transformer profondément l’univers sportif ?

On sait que le mois de novembre est tristoune, grisou, pluvieux et frisquet : allez, « chin up » (comme dirait la mère d’Alex), déguste ton café turc, aux grains, ton macchiato, ton latte, ton lait d’avoine et de soja, ton thé vert bio ou ton chocolat chaud : bon début de journée à nos côtés ! 💛

 ➡ Tic/Tac : durée du décryptage en 4 parties 💡 9 minutes

Sport et Web 3 : contexte

En 2020, une étude démontre que les supporters de la nouvelle génération (la fameuse GenZ) ont besoin que le sport – en tant que divertissement – soit actif.

La consommation longue durée ne les attire plus : ils recherchent des expériences interactives et sociales.  

Résultat ? Les plateformes Web 2 (Instagram, YouTube) tentent par tous les moyens de trouver des méthodes d’engagement pour les publics/fans de sport : paris sportifs, jeux-vidéos, forums, par exemple.

Mais cela ne suffit plus ! Depuis quelques années, le domaine du sport tend à se réinventer à travers le Web 3. 

Bitpay, pionnier de l’association cryptos et sport. Dès 2014, à l’occasion du St Petersburg Bowl, Bitpay a permis aux supporters d’acheter leurs billets avant l’heure avec des « Bitcoin Bowl » (Source). En parallèle, l’équipe jamaïcaine du sport d’hiver Bobsleigh lance un crowdfunding afin de participer aux Jeux Olympiques. Un tiers des dons, soit 33 000$, est réalisé par la communauté de la crypto Dogecoin (Source).

En France, c’est en 2018 que le Paris Saint Germain – PSG - devient le premier club de football au monde à se lancer dans la blockchain avec Socios.com.

Le principe ? Pouvoir acheter des Fan tokens afin d’être « supporters-actionnaires ».

La conséquence ? En devenant un supporter d’un tout nouveau genre, tu peux débloquer des récompenses, avoir un droit de vote lors de sondages lancés par le club, par exemple. Bref, concrètement, tu peux être un véritable membre actif de ta communauté sportive (Source).

Depuis quelques mois, les partenariats en cryptomonnaies dans le sport fourmillent, plaçant ainsi la blockchain au 10e rang des dépenses de parrainage de foot, avec 152 millions de dollars déjà injectés dans ce nouveau « système » (Source).

Comment le web 3 bouleverse-t-il progressivement l’industrie du sport ?

Alain Broustail (CEO du cabinet de conseil Blockchain-EZ) mentionne : « d’ici peu de temps, tous les acteurs du sport professionnel auront un pied dans le Web 3, que cela soit par leurs partenariats, leur stratégie de fidélisation, de ticketing ou tout simplement parce que les athlètes y seront eux-mêmes. »

Il faut dire que le domaine du sport a déjà un pied (presque deux) dans le Web 3.

On peut te citer trois outils déployés pour s’emparer du Web 3 :

 ➡ 1. Les cryptomonnaies

On t’en parlait plus haut, la première phase de l’introduction de la blockchain dans le monde sportif s’est faite via les cryptomonnaies, en France avec le PSG.

Tu avais suivi la finale chaotique de la Ligue des Champions en mai dernier au Stade de France : faux billets, émeutes (…). Bazar mémorable ! Pour que la situation ne se reproduise (plus jamais), la mairie a lancé l’initiative « Olympico », une cryptomonnaie pour les JO de 2024.

L’objectif ? L’achat de billets en cryptomonnaies. Exit la falsification ou la revente de billets sur le marché secondaire, pas vraiment officiel !

66% des amateurs de sport se disent « familiers avec les actifs numériques. » Ce chiffre grimpe à 72% pour les adeptes de paris sportifs (Etude de 2021).

Cette étude confirme donc que les amateurs sportifs sont susceptibles d’être intéressés par les cryptomonnaies.

Via quels actifs me demanderas-tu ?

 😯 Les Fan tokens

Chiliz (CHZ) est la première cryptomonnaie dédiée au monde du sport et du divertissement. Elle permet aux détenteurs de wallets d’acheter des Fan Tokens sur la plateforme Socios.com.

L’objectif d’un Fan Token ? Être un partenaire actif de son club préféré, détenir un droit de vote, avoir accès à du contenu inédit, gagner une récompense (un privilège, une expérience unique, un article de collection). Il agit comme une carte de membre. Par exemple, les supporters de la Juventus (club italien) ont utilisé la cryptomonnaie du club afin de choisir un nouvel hymne de célébration de buts.

Qu’il s’agisse de tennis, rugby, MMA ou encore de basket, chaque discipline sportive est représentée par un token. Le site compte aujourd’hui près de 60 cryptomonnaies, toutes signées avec des fédérations nationales et internationales ou clubs sportifs.

 😯 Le sponsoring sportif

Les contrats de sponsoring entre plateformes Web 3 et clubs/fédérations atteindront 5 milliards de dollars d’ici 2026. C’est ce que l’étude du cabinet d’analyse Nielsen Sports nous révèle, après avoir suivi plus de 170 000 accords de parrainages. 

Parmi les partenariats actuels les plus importants, on compte Coinbase, avec ses spots publicitaires, Bybit ou Tezos et leurs écuries de Formule 1. 

On a également Crypto.com, première plateforme d’échange misant dans le domaine sportif (Source).

Entre le partenariat avec l’équipe de football australienne, et 700 millions de dollars pour renommer le Los Angeles Staples Center en « Crypto.com Arena », on parle de presque un milliard de dollars qui ont été investis en contrats de parrainage et de publicité cette année (Source). 

 

 ➡ 2. Le métaverse

 « Tout l’intérêt que nous pourrions imaginer d’avoir un métaverse, c’est que vous pouvez recréer un match, vous pouvez le regarder en direct, vous faites partie de l’action d’une manière différente à travers différents angles et vous pouvez remplir le stade autant que vous voulez parce que c’est illimité, c’est complètement virtuel » souligne Nuria Tarré, directrice marketing du City Football Group.

Cet espace virtuel permet à tous les amateurs de sport de se rassembler et d’interagir. Avec le métaverse (petite piqûre de rappel par ici), c’est la communauté de supporters que l’on vise à fédérer en lui proposant une expérience immersive et participative. 

 💡 Les initiatives en faveur du métaverse

Plusieurs initiatives internationales voient le jour. 

Plus tôt cette année, l’équipe de football Manchester City annonce son partenariat avec Tezos et Sony afin de créer une réplique virtuelle du siège du club, l’Etihad Stadium.

Pendant ce temps, le club de football Liverpool FC s'associe au métaverse de Sotheby's. Il permet aux supporters d’entretenir une relation de proximité avec les sportifs directement, en lançant des collections NFT au sein de ce métaverse. 

On en parlait dans l’intro : à l’occasion de la Coupe du monde 2022, Upland et la FIFA annoncent leur collaboration. Elle offre la possibilité aux supporters de posséder des extraits de clips vidéos, d’acquérir des objets de collection, de se promener dans le stade et dans les 22 villes tout autour (Source).

 💡 L’E-sport 

L’engouement des amateurs de sport envers le métaverse concerne aussi le domaine de l’e-sport.

Avec le F1 Delta Time (l’un des premiers jeux de Formule 1 à utiliser dès 2019 les NFT, Source), des joueurs s’affrontent dans le métaverse pour s’arracher la première place. Les gagnants reçoivent des prix en cryptomonnaies, et peuvent même les échanger en NFT.

 💡 Les NFT  

Généralement, on associe le NFT au monde de l’art. Mais grâce à tes lectures hebdomadaires, tu sais désormais qu’un NFT est un certificat, une preuve, une carte de collection (ici) etc, etc, etc.

Il peut s’agir de contenus audiovisuels, de cartes à collectionner, ou encore de vêtements virtuels. En tant qu’objet unique et précieux, son avantage est qu’il peut prendre de la valeur et être revendu.

  • L’exemple le plus connu du lancement de collection de NFT sportifs est le «NBA Top Shot » sur la plateforme Dappers Labs

Les fidèles passionnés peuvent acheter des extraits vidéos (dits « Moments ») qui combinent les temps forts de sportifs tels que Michael Jordan ou Kevin Durrant. Le Top Shot le plus cher s’élève à 387 000 $, avec LeBron James lors d’un dunk iconique dans un match contre les Houston Rockets (Source).

Les « Moments » les plus populaires sont rares et ont une grande valeur pour les passionnés et communautés sportives ! Souvent comparés à des cartes à collectionner, ces NFT peuvent être achetés en packs, échangés, revendus.

  • Autre exemple connu dans le monde du football : Sorare.

Basé sur la Blockchain, il s’agit d’un jeu où on peut acheter/échanger/vendre sa propre équipe virtuelle sur la base de cartes de joueurs numériques, sous forme de NFT. Entre enjeux de performance, récompenses et compétitions internationales, Sorare a obtenu les licences officielles de plus de 250 clubs de 39 ligues (Source). Real Madrid, FC Liverpool, ou le PSG font partie du projet.

Avec des partenaires comme Antoine Griezmann, Kylian Mbappé ou Zinédine Zidane, ce projet 100% français ajoute récemment Lionel Messi sur sa liste d’ambassadeurs (Source).

En utilisant les NFT, le métaverse ou encore les cryptos, le Web 3 multiplie les opportunités pour l’industrie du sport.

Web 3 et sport : quelles opportunités ?

Tu l’auras compris : le Web 3 sert le sport, et le sport sert le Web 3, opération win-win.

Avec 3.5 milliards de personnes qui ont regardé la Coupe du monde en 2018 (Source), le domaine du sport offre une large vitrine aux sponsors et aux partenaires qui souhaitent promouvoir leur image.

Dans une démarche marketing, les plateformes Web 3 semblent vouloir marquer leur présence afin d’augmenter leur nombre d’adeptes. Et l’industrie du sport veut impliquer, fédérer et agrandir sa communauté.

Quelles opportunités permet cette collaboration entre les deux domaines ? 

 ➡ 1. Côté partenariat sport-web 3 :

 💡 Le nerf de la guerre : $$$

L’impact direct de l’association du sport avec le web 3 est indéniablement l’aubaine financière. Money Money Money !!

  • Pour l’industrie du sport : 

La présence d’un club sportif dans un espace numérique lui permet de faire la publicité de sa marque auprès de quelques millions d’utilisateurs-trices. On peut citer le métaverse Upland, qui compte environ 2.5 millions d’utilisateurs enregistrés (Source), et qui collabore avec l’industrie du sport. Les fédérations/organisations/athlètes ont aussi l’opportunité d’avoir des revenus supplémentaires.

  • Pour les plateformes Web 3 :

Dapper Labs, un des plus grands marchés de NFT sportifs, a vu ses ventes doubler fin 2021, avec 700 millions de dollars reçus (Source).

Contre exemple : après la faillite de FTX la semaine dernière, le NFT « NBA Top Shot », qui enregistrait 500 millions de dollars de ventes le mois dernier, affiche désormais moins de 200 000 dollars (Source).

On note aussi un effort de démocratisation du Web 3, en facilitant l’utilisation des actifs numériques. Par exemple, pour le « NBA Top Shot », où les utilisateurs-trices peuvent acquérir des NFT via une simple carte de crédit.

 💡 La conquête du public

Que disent les amateurs de sport dans le rapport du cabinet d’analyse Nielsen ?

i) 55% des jeunes supporters souhaitent interagir pendant le jeu ou le match ;

ii) 39,4% des jeunes supporters regardent plus de contenus liés à un événement sportif que l’événement en lui-même ;

iii) 47% des jeunes supporters regardent le sport en simultané avec d’autres contenus.

On assiste à un changement de l’expérience de visionnage d'un supporter face à l’évènement sportif. Le chef de produit de Laliga Tech souligne : « l'avenir du sport dépend de ses fans, et il est donc essentiel que l'industrie réagisse aux changements de comportement de ces derniers.».

Et ça tombe bien, les clubs/fédérations rendent possible ces changements grâce à leurs différents partenariats avec les plateformes Web 3.

Ils ont tout intérêt à acquérir une plus grande présence digitale mondiale, en s’associant aux plateformes d’échanges de cryptomonnaies ou de métaverse. Si le monde sportif améliore l’expérience digitale des supporters, sa relation n’en sera que plus forte et durable.

 ➡ 2.  Côté athlètes

 💡 Des revenus complémentaires 

L’athlète spécialisé en arts martiaux, Matheus Nicolau, déclare : « je crois vraiment que de plus en plus d'athlètes et de travailleurs à travers le monde commenceront à recevoir une compensation, au moins une partie de cela, en bitcoins. »

Effectivement, plusieurs sportifs de diverses disciplines collaborent avec des plateformes Web 3, pour s’assurer d’un revenu complémentaire en cryptomonnaies.

David Beckham a même tweeté : « c'est une nouvelle ère et pour lancer ça, je suis impatient d'annoncer que je prends mon nouveau salaire en bitcoin grâce à CashApp ». On peut citer aussi la célèbre équipe newyorkaise de Baseball, les Yankees, qui s’associe à une startup Bitcoin afin d’offrir à ses joueurs une compensation en crypto (Source).

En convertissant une partie de leur salaire en cryptomonnaies, les athlètes – qui baignent déjà dans l'industrie du sport – sont pleinement inclus dans l'écosystème Web 3.

 💡 Une meilleure visibilité

Avec l’avènement des réseaux sociaux sur nos plateformes Web 2, les athlètes ont montré un réel potentiel pour renforcer leurs liens avec leur communauté.

On compte 26% des supporters passionnés qui affirment que leur proximité virtuelle avec un athlète est un excellent moyen de se connecter avec les marques et sponsors (Source).

Usain Bolt, détenteur du record mondial du 100m, devient ambassadeur de Step App, plateforme de Move-To-Earn (par ici). Ce partenariat lui permet de mettre son image au premier plan chez les jeunes amateurs de sport qui ne le connaissent pas encore.

➡ 2. Coté public

Comme on le mentionnait plus haut, l’avenir des équipes sportives dépend toujours de ses supporters.

Marco Nazzari, directeur général du cabinet d'analyse Nielsen, le confirme : « il est clair que les fans de sport exigent de nouveaux types de contenu alimentés par des plateformes de diffusion innovantes. Cela a à son tour un impact sur la manière dont les titulaires de droits et les marques doivent aborder l'engagement du public. »

 💡 Meilleur engagement

En 2022, la communauté de supporter impactera directement les modèles de parrainage sportifs, la distribution de contenu ou encore l’adoption des cryptomonnaies (Source). 

Comment ?

  • Dans le métaverse, le supporter peut interagir virtuellement avec les sportifs, s’impliquer dans la vie de son équipe préférée, partager avec l’ensemble de la communauté (…).

Ex : le pilote Romain Grosjean, tout en lançant sa collection de NFT, propose des séances d’apprentissage à des jeunes pilotes (Source).

  • En développant des cryptomonnaies pour une équipe sportive, on permet au supporter d’être placé au centre de la dynamique décisionnelle des clubs. Avec le Fan Token, la relation entre les supporters et le club sportif est entièrement changée. Si tu détiens un token, tu peux agir comme « actionnaire-supporter» et mettre la main à la pâte lorsqu’il s’agit de prises de décision collective.

Sondages, slogans, maillots spéciaux portés par les joueurs ou récompenses (place VIP, maillot dédicacé), le supporter a son mot à dire et peut le faire savoir.

 💡 Sécurité et protection des données

La blockchain sert de protection contre le vol et la fraude. Comment ?

  • En sécurisant les billets, s’ils sont achetés en tant que NFT/actifs numériques. On a alors un numéro de série unique pour éviter les arnaques/fraudes.
  • En gardant un souvenir des événements sportifs auxquels on aura assisté via un POAP comme preuve de présence. Dispo… A vie !
  • En sécurisant sa collection.

Les amateurs de sport collectionnent souvent des objets de valeur, accompagnés de certificats d’authenticité… en papier.

Grâce à la Blockchain, exit la paperasse, hello authentification numérique !

NB : une fois créé, chaque NFT a un numéro de série unique, qui reste inscrit sur la Blockchain, à vie.

Et demain ?

Le consommateur de sport c’est toi/moi, ta cousine, ton voisin, ton grand-père, tes commerçants, tes parents, tes potes, bref c’est tout le monde. 

Via les nouvelles opportunités qu’offrent la blockchain, on observe que les méthodes d’engagement évoluent que l’on soit public, supporters ou sportifs : fidélisation, conquête de nouvelles communautés, opportunités de monétisations, meilleure implication (…).

Pour l’industrie du sport, le Web 3 est un outil performant qui permet d’atteindre des millions d’adeptes de sport à travers la planète, sans limite, même pas le « sky. »

Et demain, cher Wagmi Gang, quid d’une rémunération des athlètes par les supporters ? Et si le Web 3 est décentralisé, devrait-on voir de moins en moins de fédérations et d’organisations sportives agir à la place des équipes, et les équipes s’auto-gérées ? Côtés athlètes, l’utilisation de la blockchain sera-t-elle utilisée à des fins de surveillance de leur état de santé, de leurs faits, gestes, prises de position politique, par exemple ?

Ce rdv décryptage touche à sa fin… Mais garde le smile, on se retrouve dès demain pour un nouveau Wagmi Talk !

Caramel, bonbons et chocolats,

Khaoula & Alex 💛

 

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